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Montréal Kerouac Blues au FestiBlues

5 Août

Sur la route des mots. J’y lirai une traduction que j’ai faite d’un extrait de Baby Driver, un roman fascinant publié en 1981 par Jan Kerouac, la fille de Jack Kerouac.

Affiche Kerouac

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16/99 Chantier d’écriture

21 Août

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photo: Junming

Le Guide des Égarés part dans quelques jours pour un long périple initiatique dans le désert de Gobi avec 98 voyageurs à la recherche de la dissolution de leurs propres frontières intérieures. Parmi la joyeuse caravane se déplaçant en jeep dans les steppes mongoles, bivouaquant dans des yourtes ou montant leurs tentes dans les dunes chantantes, il y aura l’amie blonde qu’elle a rencontrée en Égypte et qui est devenue le contact pour le «souffle de vie» dans le réseau télépathique que Lila a créé il y a très longtemps. Le réseau était en dormance depuis une dizaine d’années quand elle l’a ressucité, le jour de sa performance aux Jardins du Précambrien, beaucoup grâce à l’artisan de lumière qui l’a présentée de façon remarquable à un auditoire bienveillant d’artistes, d’amateurs d’art et de dryades invisibles, mais très attentives. Lila observera le protocole que leur a donné en ligne le Guide des Égarés pour se projeter télépathiquement vers le groupe, suivant leurs déplacements soir et matin, entreprenant elle aussi de dissoudre ses propres résistances au Soi vibrant dans le coeur de la Dame au Grand Coeur. Des blessures du passé, de tous les passés, elle se fera des ailes de lumière noire qui lui permettront de voler à travers toutes les dimensions de la réalité en expansion de cette pleine lune du mois d’août de l’An Un du Nouveau Monde.

Chantier d’écriture de ©La rose des temps

Lecture de poésie 3 août

30 Juil

Le volet multidisciplinaire
du Symposium international d’art-nature
aux Jardins du précambrien

Les Jardins du précambrien poursuivent le nouveau projet intitulé LA SONORITÉ DES MOTS.

ART & LITTÉRATURE

Yolande  Villemaire
Samedi 3 août
À 13h30

Yolande  Villemaire

Le projet: La Sonorité des mots

Le projet consiste à souligner la mémoire des lieux et des œuvres des créateurs invités.

Énonçant l’importance de la langue française, ce projet innovateur dans les Jardins du précambrien permet de nommer, par des mots justes de notre langue française, la poésie, le théâtre, la littérature et la littérature jeunesse.

LA SONORITÉ DES MOTS est aussi une œuvre collective, une installation dʼart-nature en porcelaine dans laquelle le public pourra graver les plus beaux mots que lui aura inspiré son parcours artistique dans les Jardins du précambrien et qui constituera un trajet de mots tout au long du sentier de la sonorité.

INVITÉS : 

10 août 2013  Gilles Tibo  ART & LITTÉRATURE JEUNESSE

RETOUR SUR LES ŒUVRES DU SYMPOSIUM 2013

  
Crédit photo: Lucien Lisabelle                              Crédit photo: Michel  Dubreuil

SHERRI HAY des États-Unis
Titre de l’œuvre : « Des millions de feuilles »

Sentier des chevreuils

1301, montée Gagnon, Val-David • 819 322-7167 / 1 877 858-1222
www.jardinsduprecambrien.com • info@fondationderouin.com

96/99 La présence

22 Juil

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Le Guide des Égarés les conduit dans une longue méditation: ils sont assis en tailleur au sommet du mont Violet, dans ce lieu qu’il a appelé la double spirale énergétique, formée de cent huit pierres rapportées du Tibet.

Déposés au bout d’un chemin de pétales de roses, au coeur de la spirale connectée au centre de la Terre et de la voûte céleste, le feu, la terre, l’air et l’eau sont rassemblés dans des vases et dans des fioles.

Le soleil baigne la montagne, les oiseaux chantent haut dans les arbres tandis que le Guide des Égarés fait délicatement retentir un grand bol de cristal dont les notes accompagnent leur taux vibratoire qui s’élève à mesure que leur respiration s’approfondit.

Au moment où il les amène à se retrouver au coeur d’eux-mêmes pour rencontrer  leur maître intérieur, Lila voit les voiles de couleur qu’elle était en train de traverser s’ouvrir sur une présence bien réelle dans laquelle elle se reconnaît.

C’est une présence presque invisible, mais pas tout à fait: elle devine une forme allongée et fine, torsadée, presque liquide, translucide.

Elle sait bien que ce ne sont là que particules photolumineuses, mais Lila voit les arabesques dessinées par son imagination la transformer en une sylphe, une ondine, une dryade à l’épaisse tignasse végétale.

Quand il s’agit d’offrir quelque chose à cette deva gourou du maître en soi, un livre magique vu en rêve il y a très longtemps lui revient aussitôt: ancien, volumineux, sa couverture de cuir indigo est munie d’un fermoir d’argent.

 Au centre, un carré couleur vermeil ne porte ni titre ni nom d’auteur; Lila sait pourtant, que l’or rose qui scintille tout autour du grimoire ancien émane de ce roman qu’elle est en train d’écrire.

Et c’est là, au sommet du mont Violet alors qu’elle tend un livre onirique à la cellule maîtresse de son ADN ou quelque chose comme ça, que Lila comprend que c’est cette présence qui la guidera sur les sentiers de la réalité terrestre à laquelle elle a tenté d’échapper toute sa vie, préférant souvent l’illusion à la réalité, subjuguée par ses peurs et par ses blessures. 

 ©99fractales pour La rose des temps (roman)

 

82/99 Le fils

8 Juil

Dimanche après-midi, après la baignade, après le dîner en plein air, à l’heure de la tisane, le téléphone sonne.

«C’est moi» dit la voix de l’homme à l’autre bout du fil.

C’est une voix qu’elle ne connaît pas, pose la question: «qui êtes-vous?»

Quand il se nomme, par son prénom, là, oui, elle le reconnaît.

Ça fait quoi, huit ans, sept ans, qu’elle n’a pas entendu sa voix?

Rrose s’éloigne du chalet avec le téléphone sans fil, se réfugie dans la mousse émeraude, près du petit bois, consciente du fait qu’il a composé son numéro de Montréal et que c’est le renvoi d’appel qui a fonctionné.

Ils parlent longtemps, un peu plus d’une heure: Rrose raconte la mort de son père, il raconte qu’il a luimême fait une crise cardiaque, deux ans plus tôt. 

Il a bu, ça s’entend et il fume encore, ça s’entend aussi.

Dans l’or rose de sa vision, elle comprend que son karma avec ce fils du XVIIIe siècle qui lui avait été arraché, s’apaise enfin. 

©99fractales pour La rose des temps (roman)

 

66/99 Descendre dans les profondeurs

22 Juin

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Le nom lui vient d’abord en allemand, d’une vie passée dans cette langue, une vie d’écrivain, parallèle pendant quelques années de la vie de cette femme XVIII siècle qui a vécu à Tadoussac.

Lalila pense à ses vies parallèles actuelles, auxquelles elle n’a plus pensé depuis très longtemps: elle a complètement perdu le contact avec l’une d’entre elles, qui vivait à Paris et qui est peut-être passée dans une autre dimension depuis déjà plusieurs années.

Quand au moine des hauts-plateaux du Tibet, il s’intéresse de près à ses recherches actuelles et communique avec elle de temps à autre, toujours bienveillant et serein, bien qu’elle le sente parfois, quand c’est elle-même qui le contacte, très affecté par les auto-immolations par le feu de plus en plus fréquentes, signes de détresse d’un peuple en train de se voir mourir.

Le ciel de Tadoussac est parfaitement bleu: les voyageurs se tiennent debout à la lisière de la mer et appellent silencieusement un de leurs guides de lumière.

Dans les hauts-parleurs installés aux deux extrémités de la plage des dunes, le Guide des Égarés leur enseigne à écouter son nom.

C’est dans le lapement des vagues que Lalila l’entend, instantément: un mot allemand qui désigne la couleur bleue comme celle de ce ciel absolument limpide.

Son guide est un cheval dessiné par un trou indigo dans les nuages.

Il transmet le rayon jaune de l’Atlantide et crée le relais avec l’étoile Sirius.

À la fin de l’après-midi, au cours de la croisière sur l’estuaire du Saint-Laurent, une baleine à bosse émergera de l’eau à trois reprises puis plongera en déployant sa queue noire striée de blanc, chargée d’un message pour Lalila: il lui faut descendre dans les profondeurs.

©99fractales pour La rose des temps (roman)

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50/99 L’envol

6 Juin

L’hypnologue  demande à Lalila la forme et la couleur de sa tristesse.

Une boule turquoise, au plexus.

 Il la lui fait expulser, la transformer en quelque chose d’autre.

 Elle la métamorphose en un cristal plat, bleu indigo qu’il lui fait replacer à la hauteur de son plexus, petit rectangle mince qui unit désormais le passé et le futur dit-elle, et qui la ramène au présent.

Ils travaillent ensuite sur cette mémoire d’elle dans la voiture de papa sur le pont, tous les jours en la déposant à l’école en route vers sa job de menuisier sur un chantier de construction, tous les jours, en passant sur le pont il répète la même phrase: s’il s’écoutait  il lancerait la voiture en bas du pont.

Lalila s’agrippe encore à une portière imaginaire quand l’hypnologue lui fait fermer les yeux, visualiser un tube de lumière, rencontrer papa dans le bas-astral, le prendre par la main et lui faire franchir le portail de la lumière.

Elle se retrouve devant l’or rose du portail énergétique de l’île Éléphantine et papa est un Bâ égyptien, un de ces grands oiseaux à tête humaine; l’hypnologue gardait ce portail en Égypte et lui avait pris  la main pour éviter qu’elle tombe.

Il l’incite maintenant à monter dans le tube de lumière avec son père qu’elle tient par la main comme au moment de sa mort pense-t-elle, la sensation glacée de la main de papa dans la sienne.

Mais le voilà qui bat déjà des ailes et s’envole très très haut dans le tube de lumière topaze, libéré de ce qui le retenait prisonnier.

©99fractales pour La rose des temps (roman)