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La dissolution des limites (haïkus)

27 Oct

Photo prise à Prismayan le 26 avril 2014

::: La dame au grand cœur

::: Déploie ses ailes de feu

::: Aux portes du temps

 

::: Guerrière visionnaire

::: Iris a les armes aux yeux

::: Alchimie d’eau noire

 

::: Dans son galop d’eau

::: L’amazone se transporte

::: Au-delà du rythme

 

::: La main qui la guide

::: C’est l’aurore aux doigts de rose

::: Eau vive et cristal

 

::: Elle chante très haut

::: Élan d’ambre élan d’ardeur

::: Force verticale

 

::: Son corps de souffrance

::: Agité d’une colère noire

::: Transcende la peur

 

::: Dans son œil ouvert

:: Une tête de cheval claire

::: Se dissout en rêve

 

::: Ses ailes se replient

::: Son cœur bat un peu moins vite

::: Elle fuse, diffuse

 

::: Poète elle arrive

::: À l’orée de ses limites

::: Strates bien lisibles

 

::: Elle entre dans l’ombre

::: Sourcière des plus vrais mystères

::: Jaillissant de terre

 

::: C’est son cœur qui s’ouvre

::: Étreinte de la lumière

::: Phénix de bronze

 

http://yolandevillemaire.net

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Notre sauvage besoin de libération

4 Jan

Image

Au printemps 2012, nous avons marché

vent debout, à l’envers du temps,

et c’est vers nous que nous allions.

 Gabriel Nadeau-Dubois

On croirait marcher dans l’air

traverser des voiles d’illusions

les chevaux de l’année du cheval accourent

crinières en feu yeux telluriques

pattes soulevant la fleur de sel de la Terre

franchissant le mur du son

ils passent à travers nous

dans une nuit rouge

qui enveloppe les corps

rebelles à toute dictature

pulvérisant les censures invisibles

créant ensemble des petites zones libres 

de paroles vraies

au parfum de nouveau monde

 

Le son du Soi

27 Sep

TOTEMPOÉSIE 28 sept.

Je te parle tout bas

Pour que ce soit clair

Pour que le son s’ajuste

Au timbre de ma voix

Je marche dans un temps

Qui flambe de lumière

Des criquets invisibles

Grafignent le fond sonore

Le scintillement de l’air

Est l’unité rythmique

D’un même ineffable mystère

Je cours dans un temps

De possibles adjacents

J’ouvre un sentier

Donnant sur un autre sentier

S’ouvrant sur d’autres encore

Je te parle tout bas

De ce lynx qui s’avance

Des dévas de l’ambre

Et de la force du torrent

Franchissant le portail

De mon silence

J’écoute battre ton sang

Je te parle tout bas

De la joie irradiante

Qui me coupe le souffle

D’un amour si profond

Qu’il submerge ma conscience

Je te parle à l’oreille

Pour que ce soit juste

Pour que le son s’accorde

Au timbre de ma voix

J’avance dans l’or ruisselant

De l’automne alchimique

Je te parle tout bas

Pour que ce soit clair

Je voyage

Dans un grand vaisseau de résonances

Je ne parle qu’à toi feu sacré

Au coeur du coeur

Je ne parle qu’à toi

Je te parle tout bas

Pour que ce soit clair

Pour que le son s’ajuste

Au timbre de ma voix

Pour que ma voix s’ajuste

Au timbre de ce son

Qui est le son du Soi

Variante et mix d’un poème du même titre publié dans D’ambre et d’ombre, Écrits des Forges, 2003 et d’un autre poème publié dans Micropoésie, Écrits des Forges, 2011 sous le titre «Le palais de vents»

Version créée dans la performance TOTEMPOÉSIE MATRICIELLE donnée avec Claude Beausoleil dans le cadre  des Journées de la Culture au Centre d’expositions de Val David le 28 septembre sur les lieux des expositions Blanc de mémoire de Chloë Charce et Papier, fiction d’Andrée-Anne Dupuis-Bourret. 

©TOTEMPOÉSIE 2013

TOTEMPOÉSIE à Val David ce samedi 15h

27 Sep

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21 poètes pour le 21ième siècle le 21 mars Journée mondiale de la Poésie

15 Mar
Journee_mondiale_de_la_poesie