76/99 Le chat-qui-parle

2 Juil

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La maison de la sirène est maintenant entourée de bosquets verts et roses, le Japonais fait pousser des pavots sublimes, blancs avec un coeur jaune et le magasin d’aliments bio est encore fermé le mardi. 

Le village change et ne change pas, d’été en été. 

Le temps est nuageux, mais une abondance de fleurs des champs en bordure du chemin illumine le trajet.

Rrose n’a jamais ressenti avec autant d’acuité la nécessité de se réadapter à un environnement pourtant familier.

Le chat-qui-parle fait sa tournée à l’heure du souper: Rrose l’appelle, il arrive, royal,  s’exprime longuement, cherche leur chat, qui n’est plus là.

Les geais bleus semblent encore plus bleus ici qu’à Montréal.

Ils foncent sur les pinottes en écale qu’elle leur distribue, s’envolent dans un froissement d’ailes indigo.

L’or rose du soir tombe sur Val David.

C’est le bon moment pour faire un feu de cheminée.

©99fractales pour La rose des temps (roman)

 

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