46/99 Poètes

2 Juin

Il est très tard, Lalila est fatiguée, très fatiguée.

Trésor d’amour a réchauffé une quiche florentine et ils soupent à onze heures du soir, après la soirée de clôture  au Festival de Poésie de Montréal.

Ils ont pris un verre au Boudoir, un bar sur l’avenue du Mont-Royal où poètes et éditeurs se retrouvent après le  festival.

Dans l’or rose de ce qu’elle voit, Lalila se désole de voir un poète en exil de lui-même, au point qu’elle ne le reconnaît plus.

Elle rigole avec l’invitée d’honneur du  festival et une poète féministe à l’esprit acéré comme un diamant.

Un éditeur et poéte acadien raconte sa quête de fossiles et de l’archéologie du territoire.

Le jeune poète à sa droite parle de méditation et de sa petite fille de quatre ans qu’il adore et dont il a fait tatouer le prénom sur son  biceps.

Trésor d’amour est pris dans une conversation sur sa mission de Poète de la Cité qui s’achève dans quelques semaines.

On finit par lui porter un toast, le félicitant du zèle avec lequel il a rempli son mandat.

©99fractales pour La rose des temps (roman)

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