31/99 Le sphinx

18 Mai

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La première chose que j’ai senti, c’est que mes oreilles tintaient.

J’étais une jeune astronome arborant des bijoux d’or rose massif qui avaient une fonction plus que rituelle et d’étonnantes lunettes-soleil qui ne cadraient pas du tout avec la scène.

C’était au coeur du plateau de Guizeh, il y a des siècles et des siècles.

Mon père était grand-prêtre: c’était cet écrivain cubain que j’ai rencontré au début de ma carrière et grâce à qui j’ai failli publier chez Gallimard.

Il m’avait transmis tout son savoir et j’étais désormais chargée des contacts avec les civilisations de l’extra-terre.

C’est moi qui calculait les équinoxes propices et qui accueillait les équipages.

Ce que j’ai revu aujourd’hui c’est une image baignée de turquoise, l’arrivée d’un vaisseau qui émettait une musique étrange, comme de lointain carrousel.

De longs hommes gris ont débarqué: c’étaient des Changeurs des Signes.

Leur ambassadeur parlait notre langue, ce qui ne facilitait pas nécessairement ma mission.

©99fractales pour La rose des temps (roman)

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