03/99 Créer des civilisations

20 Avr

Je choisis l’or, le rose et la lumière au coeur de chaque seconde tremblante de vie et de vérité.

C’est la nuit, une bruine froide tombe sur Montréal en ce jour d’avril ne te découvre pas d’un fil.

Du fond de mon lit, bien au chaud sous une double couette, bercée par la respiration régulière de mon amour, je consulte sur mon téléphone intelligent le site de ce jeune artiste américain qui crée des civilisations dans lesquelles l’action à poser peut surgir d’un passage perdu depuis longtemps et pratiquement tombé aux oubliettes.

Je traduis presque littéralement ses notes de la veille, le coeur battant de découvrir un cadastre du réel qui répond à mon profond besoin d’être guidée dans le labyrinthe de mon esprit.

Les mains engourdies par les ondes électromagnétiques du téléphone, je le pose sur ma table de chevet, trop près de mon cerveau pour que ce soit bon pour la santé de mes cellules, et je retourne à ma respiration pour me rendormir et parcourir en rêve ces passages perdus et peu fréquentés de ma propre vie.

Après une demie-heure à flotter d’un train de pensées à l’autre, sur le point de me rendormir, et alors que je ne me rappelle plus du tout ce que je cherchais, émerge clairement une parole entendue autour de 1977, année de ma vie où j’ai vécu une expansion de conscience qui m’a radicalement transformée.

Un ami écrivain que je ne fréquente plus que de loin en loin, au hasard des lancements de livres d’amis communs, m’avait alors dessiné ma carte du ciel — il avait une formation d’astrologue ce que j’avais découvert à cette occasion.

Comme je ne comprenais rien à ces trigones, carrés et autres aspects de mon ciel natal, il avait commenté son schéma, ajoutant qu’en fait je savais très bien interpréter tout ça, mais que j’avais apparemment oublié ce savoir ancien que j’avais déjà pratiqué.

Ça m’avait assez amusée d’apprendre que j’avais déjà été astrologue, mais c’est ce qu’il avait dit d’un autre talent bien réel que je possédais dans cette vie et que je n’avais toujours pas déployé qui me revenait, après un long détour de plus d’une trentaine d’années.

©99fractales pour La rose des temps (roman)

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